Le marché immobilier en 2019

Le marché immobilier en 2019
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tendance du marché immobilier

couple avec leur agent immobilier

Il est important de toujours s’intéresser à la tendance de l’immobilier avant l’achat ou la vente d’un bien immobilier. Connaître l’état du marché immo vous permet en effet de déterminer si c’est la bonne période pour vendre ou pour acheter une maison ou un appartement. Voyons ensemble comment se comportent le marché immobilier et les prix immobiliers en 2018 et 2019.

Tendance de l’immobilier : taux stable et hausse des prix

Les prix de l’immobilier ont atteint des niveaux record en 2016 et 2017, cette tendance se maintient en 2018, même si les prix ont toutes les chances de baisser d’ici 2019.

Hausse des prix entre 2017 et 2018

D’après l’INSEE, les prix n’ont pas cessé d’augmenter entre 2016 et 2017, et l’année 2018 a confirmé ce phénomène. Entre 2017 et 2018, les augmentations du prix de l’immobilier ont été de :

  • + 3,3 % au quatrième trimestre de l’année 2017, les données sont semi-définitives.
  • + 3,5 % pour le premier trimestre de l’année 2018, hausse observée sur l’ensemble de la France, les données étant provisoires.

Comme toujours en matière d’immobilier, cette hausse de prix n’est pas la même sur les différents secteurs géographiques. Par exemple, l’augmentation des prix qui a eu lieu dans l’immobilier ancien a été de 4,7% en Ile-de-France par rapport à 2017. Encore dans les logements anciens, Provence n’a constaté qu’une hausse de 2,6%.

Concernant le premier semestre 2018, une hausse moyenne de + 1,2% a été constatée sur tout le territoire français.

Taux de prêt immobilier toujours très bas

Si en 2008 le taux d’emprunt pour un crédit immobilier était de 4,85 % par an avec une durée de remboursement qui s’étale sur 20 ans, le taux moyen est inférieur à 1,5 % en 2018 pour à peu près la même durée de remboursement.

Les taux des prêts immobiliers n’ont ainsi jamais été aussi bas, ce qui facilite l’accès immobilier, et a donc tendance à augmenter les prix.

À cause de ce taux d’intérêt bas, le marché de l’immobilier a encore le vent en poupe et s’est même légèrement amélioré depuis 2016.

Évolution du prix de l’immobilier : les raisons de la hausse

Pour comprendre et anticiper la tendance de l’immobilier ces dernières années, il est intéressant de comprendre ce qui motive le marché.

Comme tous les marchés, celui de l’immobilier obéit également à la loi de l’offre et de la demande :

  • Le taux très bas a incité les acquéreurs (en particulier les primo-acquéreurs) à contracter un emprunt, afin de financer l’acquisition d’un bien immobilier.
  • Un taux de prêt immobilier bas augmente par ailleurs virtuellement la capacité d’emprunt des acquéreurs, quels que soient leurs moyens.
  • Résultat : une augmentation de la demande entraine forcément une hausse des prix, et le marché immobilier est à la hausse.
  • Pour les grandes villes, dont les flambées sont considérables, la hausse a été d’autant plus motivée par la rareté des biens. Quand il y a plus d’acquéreurs que de biens, la valeur du bien augmente considérablement.

Il est à noter que l’ancien a connu une plus forte hausse que le neuf (tendance à la baisse) et que ce sont surtout les primoaccédants les plus motivés à contracter des prêts pour acquérir leur nouvelle résidence.

Entre 2016 et 2017, le taux d’emprunt est resté très stable, avec une tendance à la baisse, ce qui entraîne un prix de l’immobilier stable, et légèrement à la hausse.

Prix de l’immobilier : les villes les plus chères

Selon le baromètre LPI-se Loger, pour le premier semestre de 2018, les quatre villes qui détiennent le record pour les prix les plus élevés (prix moyen du m²) en immobilier sont :

  • Bordeaux,
  • Lyon,
  • Angers,
  • Paris.

Pour ces villes, la hausse du marché immobilier a dépassé les 6% par rapport aux douze derniers mois. Il s’agit donc du meilleur moment pour vendre, mais pas nécessairement pour acheter dans ces différentes villes.

En ce qui concerne les loyers, la ville la plus chère est Paris, suivie de Nice, Lyon et Bordeaux, la moins chère étant Toulouse.

La tendance de l’immobilier entre 2018 et 2019

Pour la fin de l’année 2018, le marché maintiendra encore son rythme de croisière. Cependant, il y a toutes les chances de voir le marché immobilier repartir à la baisse en 2019.

Tendance de l’immobilier en 2019

La baisse est en effet presque obligatoire, en particulier à cause des banques :

  • Les taux des prêts immobiliers étant au plus bas, ils risquent forcément d’augmenter dans les années 2020.
  • Par ailleurs, les conditions d’octroi de prêts par les banques ont tendance à devenir plus contraignantes (notamment en ce qui concerne l’apport personnel, devenu obligatoire), ce qui pourrait limiter le nombre d’acquéreurs.

Les conditions d’octroi de prêts pourront ainsi engendrer une baisse du nombre de primo-accédant, et donc une baisse de la demande et une baisse des prix immobiliers.

Au final, il y a fort à parier que le marché immobilier baissera en 2019 et/ou les années suivantes. Mais la baisse sera cependant très mesurée, et il ne faut pas craindre de crise immobilière comme ce fut le cas en 2007.

2018 : faut-il acheter ou vendre un bien immobilier ?

En conséquence, les propriétaires pourraient avoir intérêt à vendre en 2018, étant donné qu’ils pourront profiter d’un marché assez haut et de bons taux immobiliers pour l’achat d’un nouveau bien.

Les primo accédants pourraient ou non avoir intérêt à acheter en 2018 :

  • Si leurs moyens sont limités : mieux vaut acheter en 2018, car cela permettra de profiter de taux de prêts immobiliers avantageux, et d’être certain d’accéder au prêt immobilier.
  • Si leurs moyens sont hauts : les primo accédants pourraient avoir intérêt à attendre une baisse du marché immobilier, pour profiter d’un bien immobilier au meilleur prix. Cependant, l’attente pourrait être longue, car la baisse annoncée ne sera pas nécessairement conséquente.

Dans tous les cas, les primo accédants doivent toujours être très attentifs à acheter au prix du marché, et pas au-dessus, car même une maison achetée au prix du marché ne garantit pas de plus-value à long terme.