Dernière mise à jour le : 5 novembre 2020 par Rénovation et travaux

Comme on pouvait s’y attendre, la baisse d’activité occasionnée par le confinement n’a pas été sans conséquence sur la consommation d’énergie des ménages au printemps. Le Réseau de Transport d’Électricité (RTE) a en effet révélé que la consommation journalière d’électricité en France a chuté de près de 20 % durant cette période. Qu’en est-il des chiffres de l’énergie les plus récents ? Nous vous présentons les principales données à retenir sur les chiffres clefs de l’énergie en 2020, fournies essentiellement par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES).

Chiffres clefs de l’énergie : économie

L’édition 2020 des chiffres clés de l’énergie nous permet d’avoir une première vision de la consommation d’énergie des ménages et des entreprises en France sur les dernières années. Un premier point d’accroche est bien évidemment les budgets de consommation en énergie pour 2018 et 2019.

Pour débuter, les entreprises et les administrations ont engagé la bagatelle de 167 Md€ en 2018 pour satisfaire leurs besoins en énergie, selon le SDES.

La même année, un ménage a dépensé en moyenne 1 552 € en énergie pour son logement et 1 569 € en carburants, dont 59 % de taxes.

Par ailleurs, le secteur de l’énergie a contribué à hauteur de 2% du PIB en 2019, d’où l’importance de ce secteur au niveau national comme international

La production d’énergie en France en 2020

Autre penchant intéressant de l’énergie en France : les chiffres liés à la production d’énergie dans l’hexagone.

Le bouquet énergétique primaire

Depuis 2005, la consommation d’énergie primaire a fait l’objet d’une progression régulière. La tendance était différente l’an passé, en effet elle a baissé de l’ordre de 1,4% en France en 2019. Pour rappel, l’énergie primaire correspond à l’énergie contenue dans les ressources naturelles, avant une éventuelle transformation. Le gaz et le fioul sont deux exemples d’énergie primaire.

Si les exportations françaises sont en baisse quasi constante depuis le début des années 2000, l’énergie fossile est toujours majoritaire au sein du bouquet énergétique primaire réel. En 2019, il était composé de 40 % de nucléaire, 29 % de pétrole, 15 % de gaz naturel, 12 % d’énergies renouvelables et déchets et 3 % de charbon. Le bois-énergie constitue quant à lui la première source d’énergie renouvelable consommée dans notre pays.

Les énergies renouvelables en France

En 2019, la production primaire d’énergies renouvelables a été en retrait de 0,5% par rapport à l’année précédente. Les auteurs du rapport incombent essentiellement ce fait à un recul de la production hydraulique renouvelable, singulièrement haut en 2018.

En 2018, c’est le gaz naturel qui représente la part la plus importante du bouquet énergétique des réseaux (37%). Suivent ensuite la chaleur issue de la valorisation des déchets urbains (25 %) et de la biomasse (22 %). Les énergies renouvelables sont en constante augmentation depuis 2007 tandis que le fioul et le charbon s’avèrent de moins en moins exploités, ils ne comptent plus que pour 5 % du bouquet énergétique des réseaux.

La tendance va clairement se confirmer dans les années à venir, avec l’interdiction prochaine des chaudières au fioul dans le neuf.

Énergie : la situation dans le monde

Les chiffres clefs de l’énergie en 2020 se doivent de se pencher également sur la situation mondiale. Qu’en est-il de l’évolution de la consommation énergétique à travers le globe ?

Les énergies fossiles se maintiennent

La consommation d’énergie ne cesse de progresser de décennie en décennie, à l’échelle internationale. Elle a doublé en 40 ans, une tendance qui s’explique essentiellement par la croissance de la demande asiatique, et notamment celle du marché chinois.

Publié en juin dernier par la multinationale BP, le rapport sur les chiffres clés de l’énergie dans le monde nous apporte plusieurs enseignements intéressants. Nous apprenons que la consommation mondiale d’énergie primaire a crû de 1,3 % en 2019 (contre 2,8 % en 2018). Selon BP, cette tendance concerne “pour les trois quarts les énergies renouvelables et le gaz naturel”. Les deux sources d’énergie mobilisées dans le monde demeurent le pétrole et le charbon, qui représentent respectivement 33,1 % et 27 % des énergies primaires consommées.

La part des énergies fossiles dans le mix énergétique n’a décliné que très faiblement. En effet, elle est seulement passée de 84,7 % à 84,3 % de 2018 à 2019.

Il est évident que les chiffres clefs de l’édition 2021 seront nettement différents, car s’il est encore difficile d’estimer l’impact du coronavirus sur la consommation énergétique, on peut d’ores et déjà deviner qu’il sera existant !

Les européens, plus vertueux que les nords-américains

Le profil du mix énergétique varie sensiblement selon les régions. À titre de comparaison, les énergies fossiles comptent pour 73,6 % du mix énergétique sur le vieux continent, tandis que le pétrole, charbon et gaz naturel représentent respectivement 81,7 % et 98,8%  en Amérique du Nord et au Moyen-Orient.

L’an dernier, si un Français a consommé 30 fois plus d’énergie qu’un habitant d’Afrique de l’Est, il a consommé tout de même deux fois moins d’énergie qu’un américain et près de cinq fois moins d’énergie qu’un habitant du Qatar.