Dernière mise à jour le : 19 août 2020 par Rénovation et travaux

Ventiler sa maison relève du bon sens. Mais il existe également une réglementation précise afin de garantir une aération suffisante dans tous les logements. Cela signifie-t-il pour autant qu’il est obligatoire d’installer une VMC chez soi ? La réponse doit être nuancée, car si la VMC n’est en principe que recommandée, elle peut devenir finalement obligatoire.

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VMC obligatoire, que dit la réglementation ?

Depuis 1955, plusieurs textes se sont succédé pour réglementer l’aération dans les logements. Aujourd’hui, l’arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente. Le propriétaire a alors le choix entre une ventilation naturelle et une ventilation mécanique.

VMC : optionnelle et non obligatoire

À la lecture du texte de loi, un logement doit impérativement prévoir une ventilation permanente et générale. Pour ce faire, il existe deux options :

  • La ventilation naturelle : une ventilation qui s’appuie exclusivement sur les forces naturelles pour faire circuler l’air dans la maison. Il peut s’agir d’une fenêtre ou d’une grille d’aération.
  • La ventilation mécanique : une aération assurée par une installation mécanique qui assure l’admission et l’extraction de l’air pour renouveler ce dernier. Il s’agit d’un ventilateur fonctionnant à l’électricité.

Chaque logement doit être équipé de l’une de ces installations. En principe, une maison disposant d’une fenêtre dans chaque pièce est, de ce fait, exonérée de l’installation d’une VMC. Cette dernière n’est en principe pas obligatoire.

Conseil : pour aérer votre maison, ouvrez les fenêtres pendant au moins 5 minutes par jour, idéalement dans la matinée.

VMC : fortement recommandée

Bien que la réglementation actuelle n’impose pas l’installation d’une VMC, elle la recommande fortement. L’arrêté précité fixe notamment des débits d’air minimum pour chaque pièce qui ne peuvent finalement être atteint que par l’installation d’une ventilation de type mécanique. Sans contraindre les propriétaires, la réglementation insiste sur la nécessité de compléter une ventilation naturelle par une ventilation mécanisée, une VMC.

Remarque : il est toutefois possible d’opter pour une ventilation naturelle assistée qui prévoit un renfort mécanique pour la circulation optimale de l’air dans toute la maison.

VMC, des normes obligatoires à respecter ?

En outre, il existe des normes strictes à respecter pour l’installation d’une VMC. Celles-ci concernent les règles de calcul et de dimensionnement de l’installation en fonction des caractéristiques du logement. C’est la DTU 68.3 qui prévoit toutes les prescriptions à respecter.

Publiée le 22 juin 2013, la norme DTU 68.3 ne fait plus de différence entre un bâtiment collectif et un bâtiment individuel. Les mêmes règles s’appliquent qu’il s’agisse de VMC pour un appartement ou de VMC pour une maison individuelle. Il est notamment impératif d’assurer un conduit entièrement étanche pour atteindre les objectifs fixés en matière de renouvellement d’air et le rendement maximum de la VMC. La norme DTU 68.3 impose ainsi une étude préalable et obligatoire réalisée par un professionnel pour le choix et l’installation d’une VMC.

VMC simple flux, double flux, qu’est-ce qui est obligatoire ?

Il existe actuellement deux principales variantes de la VMC. Celle-ci peut être simple flux ou double flux. Si l’arrêté du 24 mars 1982 se contente d’établir une obligation de ventiler, c’est la réglementation thermique RT 2012 qui fixe les caractéristiques que doit avoir un système de ventilation mécanique.

Différence entre VMC simple et double flux

La différence entre ces deux systèmes de VMC est notable, l’une assurant uniquement le renouvellement de l’air et l’autre permettant d’assurer partiellement le chauffage de la maison.

  • VMC simple flux : aspire et extrait uniquement l’air afin de renouveler l’air dans la pièce. Elle peut être auto réglable lorsqu’elle fonctionne de façon permanente et hygroréglable lorsqu’elle est munie d’un détecteur d’humidité pour activer et arrêter la VMC.
  • VMC double flux : munie d’un récupérateur de chaleur qui réchauffe l’air aspiré afin de réduire les pertes calorifiques. Les modèles les plus perfectionnés sont couplés d’une pompe à chaleur pour fournir la moitié du chauffage nécessaire dans le logement. Retrouvez tous nos conseils sur l’installation d’une VMC double flux dans cet article.

Info prix : une VMC simple flux est disponible à partir de 400 €, alors qu’une VMC double flux thermodynamique atteint les 5 000 €.

VMC et RT 2012

De façon générale, la RT 2012 n’impose pas l’installation d’un système de VMC en particulier. Toutefois, la RT 2012 fixe des seuils de tolérance quant aux déperditions thermiques acceptées. Seule une VMC double flux peut réellement atteindre les performances thermiques imposées par la réglementation thermique en vigueur. En d’autres termes, la RT 2012, par le biais de ses prescriptions, encourage, voire oblige, les propriétaires à installer une VMC double flux.

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Quelles aides sont disponibles pour l’installation d’une VMC ?

L’installation d’une VMC engage un budget relativement conséquent. Fort heureusement, il existe quelques dispositifs qui peuvent vous aider financièrement à réaliser les travaux nécessaires. Il en est ainsi :

  • Des subventions de l’ANAH : l’agence de l’habitat prévoit une enveloppe d’aide pour les personnes à revenu modeste et très modeste.
  • Des primes énergies : il s’agit d’une aide fournie par les entreprises énergétiques en contrepartie de certificats d’économie d’énergie. Néanmoins, seules les VMC simple flux hygroréglables et les VMC double flux sont éligibles aux primes énergies.
  • De l’éco PTZ : il s’agit d’un prêt à taux zéro subventionné par l’État et destiné à la réalisation de travaux énergétiques.

Malheureusement, l’installation d’une VMC ne bénéficie pas du crédit d’impôt transition énergétique ou CITE. En outre, pour bénéficier des aides sus mentionnées, il est impératif de confier les travaux à un artisan certifié RGE.

En définitive, la réglementation en vigueur, que cela soit l’arrêté du 24 mars 1982, la norme NF DTU 68.3 ou la RT 2012, n’impose pas l’installation obligatoire d’une VMC. Toutefois, à travers les mesures adoptées et les prescriptions par ces textes, il est clair que l’installation d’une VMC tend à devenir obligatoire.