Comment faire un escalier en bois ?

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Construction d’un escalier en bois.

Avec le développement de l’autoconstruction, de nombreux particuliers sont intéressés par l’idée de construire un escalier en bois. Si la fabrication de votre propre escalier est une belle manière d’économiser de l’argent, il ne faut pas négliger la difficulté de la tâche. Fabriquer un escalier en bois est en effet très technique. Notre article du jour vous renseigner sur les différentes étapes de construction d’un escalier.

Est-il possible de construire un escalier en bois ?

Il serait exagéré de dire qu’il est facile de concevoir un escalier de A à Z. Et pour cause, la fabrication d’un escalier à partir de planches de bois est un travail de menuisier et d’artisan. Il y a peu de chance que vous développiez le savoir-faire nécessaire pour réaliser un escalier magnifique du premier coup. De ce fait, même si la construction d’un escalier en bois vous permet de faire de belles économies (voir ici si les tarifs des escaliers vous intéressent), elle reste assez complexe et chronophage. Si vous n’avez jamais travaillé le bois auparavant, nous vous conseillons d’acheter un escalier à monter vous-même plutôt que de le fabriquer. Cela vous garantira une structure solide et un escalier aux bonnes mesures.

Le matériel nécessaire à la fabrication d’un escalier

Vous vous sentez de tailler à concevoir votre propre escalier ? Dans ce cas, la première étape est de rassembler le matériel nécessaire ! Il vous est indispensable de disposer des éléments suivants :

  • Un mètre mesureur,
  • Un crayon gris,
  • Des planches de bois et des solives,
  • Une perceuse électrique,
  • Un marteau,
  • Des clous et des vis,
  • Des ferrures de charpente en métal,
  • Une scie circulaire,
  • Une scie égoïne,
  • Une équerre de charpentier,
  • Ponceuse électrique,
  • Peinture ou vernis pour escalier,
  • Pinceaux,
  • Des gants et lunettes de protection.

À savoir : le choix de l’essence de bois va beaucoup influencer la qualité de l’escalier… mais aussi sur son prix ! Privilégiez les essences de bois au bon rapport qualité/prix, en gardant en tête que les coupes vont vous faire perdre du matériau.

Fabriquer un escalier en bois : les différentes étapes

Nous allons vous livrer ici les différentes étapes de réalisation d’un escalier droit en bois. Pourquoi un escalier droit ? Tout simplement car c’est le plus simple à concevoir ! Si vous souhaitez fabriquer un escalier en colimaçon, mieux vaut renoncer à cette idée. Préférez alors consulter les tarifs de pose des escaliers en colimaçon, car seuls les spécialistes peuvent concevoir une telle menuiserie. Voyons ensemble comment faire un escalier en bois pas à pas :

1. La prise de mesures

Pour commencer la construction et préparer les planches, il est indispensable de prendre des mesures précises. Voilà comment mesurer la pièce et connaître les différentes dimensions de l’escalier :

  1. Mesurez la hauteur totale de l’escalier (la hauteur du mur contre lequel il sera posé, du sol à la dernière marche).

  2. Divisez cette hauteur par la hauteur de la contremarche pour connaître le nombre de marches.

  3. Divisez la hauteur de l’escalier par le nombre de marches, pour déterminer la hauteur de chaque marche.

  4. Déterminez la longueur totale de l’escalier en fixant une profondeur pour chaque marche (au minimum 23 cm) et en multipliant cette profondeur au nombre de marches.

  5. Appliquez le théorème de Pythagore pour connaître la longueur des limons (pièces de bois qui soutiennent les marches). Le limon est la diagonale du triangle rectangle formé par l’escalier contre le mur. En conséquence, la longueur du limon au carré est égale à la somme des carrés de la longueur et de la hauteur de l’escalier. Cherchez la racine carrée de cette somme pour estimer la longueur des limons.

  6. Déterminez enfin la largeur de l’escalier. Cette dernière conditionne le nombre de limons nécessaires. On considère qu’il faut entre 50 et 100 cm entre deux limons. Utiliser plus de deux limons permet de mieux soutenir l’escalier. C’est indispensable pour un escalier large.

Pensez bien à faire un plan, à bien prendre les mesures de la pièce et à faire plusieurs fois les calculs pour être certain des dimensions de votre escalier. Mieux vaut réaliser que vous avez fait une erreur de calcul AVANT les découpes ! À savoir : pour déterminer la hauteur de la marche, utilisez la loi Blondel. Cette dernière stipule que la somme de deux hauteurs de marche, plus un giron (profondeur de la marche) doit se situer entre 60 et 64 cm. Cette règle garantit le confort de l’escalier.

2. La préparation du support de l’escalier

Idéalement, votre escalier en bois doit être fixé sur un mur plein, capable de le supporter. Il n’est pas envisageable de fixer un escalier sur une cloison. À défaut de disposer d’un mur plein, vous allez devoir concevoir une structure maçonnée pour soutenir l’escalier. C’est indispensable pour éviter que l’escalier ne s’écroule sous vos pas !

3. La conception des limons

L’une des étapes les plus délicates et primordiale pour fabriquer un escalier est de tailler les limons. Le limon, nous l’avons vu plus haut, est la diagonale de l’escalier. C’est la pièce sur laquelle sont posées les marches. Un escalier nécessite en moyenne 2 à 4 limons de formats identiques. Pour tailler un limon, il vous faut une solive d’une longueur de 3 m au minimum et d’une largeur d’au moins 25 cm. Il vous faut une planche de charpente solide, vous opterez donc pour une épaisseur minimale de 5 cm. La coupe du limon dépend de la hauteur et de la profondeur de chaque marche. Vous pouvez reporter ces dernières sur une équerre de charpentier pour faciliter le travail. Voici les différentes coupes à effectuer sur le limon :

  • Le haut du limon doit être coupé en diagonale, de manière à être parfaitement droit, puisqu’il va reposer sur le mur.
  • Tracez ensuite les hauteurs et profondeurs respectives de chaque marque, à l’aide d’une équerre de maçon et d’un crayon. Les angles se doivent d’être droits, d’où l’importance de l’équerre.
  • Coupez le long des traits pour préparer le limon.
  • Effectuez une coupe droite à l’autre extrémité du limon, pour qu’il repose parfaitement sur le sol.

Votre planche se coupe à l’aide d’une scie circulaire. Vous aurez également besoin d’une scie égoïne pour affiner les coupes. Pensez à porter des gants et lunettes de protection pour éviter les projections. Une fois les mesures vérifiées et le premier limon coupé, utilisez-le comme un modèle pour les suivants.

4. la pose des limons

Les limons sont le premier élément à poser pour former la structure de l’escalier. Les limons doivent être solidement fixés à l’aide de ferrures de charpente en métal :

  • Au niveau du sol,
  • Au niveau de la marche palière.

Optez pour des ferrures longues et épaisses. Un limon tient mal quand il est posé seul. Pour assurer son maintien, il faut fixer les premières contremarches. Elles vont permettre de « souder » les limons entre eux et solidifier leur structure. Les contremarches sont des planches de bois de 2,5 cm d’épaisseur environ, coupées aux bonnes mesures. Fixez-les dans les limons à l’aide d’un tournevis électrique et de deux vis de 6 cm par limon.

5. La pose des marches

Commencez toujours par fixer les contremarches. Elles vous permettent de cacher le fond de l’escalier, et offrent un rendu final plus agréable à l’œil. La marche se fixe sur le limon à l’aide de deux vis de 6 cm par limon. Au moment des coupes, pensez à aménager une légère avancée de la marche par rapport à la contremarche. Cela offre un peu de relief. Une fois les marches fixées, la structure de votre escalier est terminée ! Il ne reste plus qu’à vous occuper des finitions. À savoir : il est possible d’installer des limons droits pour cacher le profil de votre escalier en bois. Cela n’est pas indispensable à la structure, mais permet d’affiner l’esthétique de l’escalier. Le limon droit se cloue directement sur les contremarches. Vous pouvez également envisager la conception ou la pose d’une rampe d’escalier, pour éviter les chutes.

Les finitions de l’escalier

Votre escalier est fonctionnel et utilisable. Mais si vous souhaitez vous assurer de sa durabilité et de son apparence, il peut être intéressant de le peindre, de le vernir, voire de le vitrifier. Un léger ponçage sur l’extrémité des marches peut également lui donner un aspect plus « fini ». Nos conseils de peinture d’un escalier en bois peuvent vous aider à offrir à votre escalier neuf le traitement qu’il lui faut ! Cette dernière couche de finition peut rendre votre escalier plus brillant ou tout simplement plus original. Elle peut également assurer son meilleur maintien dans le temps.

Faut-il réellement remplacer votre escalier ?

Pour conclure, rappelons qu’un escalier en bois en mauvais état ne doit pas forcément être remplacé. Si vous envisagez de construire un escalier en bois pour remplacer le précédent, soyez sûr que cela est parfaitement nécessaire. Il serait dommage de perdre du temps et de l’argent à remplacer un escalier qui n’en a pas besoin. Nos astuces de rénovation d’un escalier en bois peuvent vous aider à raviver les couleurs et la solidité d’un escalier ancien. N’hésitez pas à les consulter !